Veillée de prière pour les chrétiens persécutés

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Pour la 6ème édition de "la Nuit des témoins" lancée par l'Aide à l'Église en détresse (AED), une veillée de prière aura lieu à la cathédrale Saint-André à Bordeaux, le mardi 25 mars 2014, à 20h. Le cardinal Jean-Pierre Ricard y sera aux côtés du Patriarche des catholiques coptes d'Egypte, Mgr Ibrahim Isaac Sidrak et des personnalités religieuses du Moyen-Orient.

Depuis six ans, ces veillées de prière et de témoignages rendent hommage à ceux qui ont été tués parce qu’ils étaient des disciples du Christ. Elles permettent aussi de porter ceux qui souffrent toujours et d’écouter leur témoignage.

Cette année, les témoins de l'AED seront accuillis par le diocèse de Bordeaux, le 25 mars, pour une veillée de prière en présence du cardinal Jean-Pierre Ricard, à la cathédrale Saint-André à 20h.

 

Les grands témoins de cette 6ème édition

 

Mgr Ibrahim Isaac Sidrak, Patriarche de l’Église catholique copte (Égypte)

« Menacés à plusieurs reprises, nous prions Dieu de bien vouloir protéger les églises et les hommes » supplie le patriarche Ibrahim Sidrak en août dernier. Des propos qui ne jettent pas la pomme de discorde car ils se contentent de constater. « Il y a toujours eu des difficultés entre coptes et musulmans à cause d’une certaine ignorance. » A la chute du président Morsi, plus de 60 églises ont été saccagées en représailles contre les coptes accusés de complot contre le régime. « Pourtant, la destitution a été portée par de nombreux musulmans modérés. »

Le jeune Patriarche des coptes catholiques d’Egypte connaît les enjeux de ce pays où il est né en 1955, où il a été ordonné prêtre en 1980, évêque en 2002 et où il vit depuis 58 ans. Il y étudie philosophie et théologie au Grand Séminaire Maadi avant d’en devenir le recteur, puis il prend la tête du Bureau catéchétique de Sakakini et enfin de la cathédrale copte catholique du Caire. S’il ne veut pas croire à une persécution ouverte contre les chrétiens pour 2014, ce grand modéré, diplômé de l’Université pontificale grégorienne, épingle toutefois « les milliers de violences quotidiennes que subissent les coptes en tant que coptes. De la demande d’un simple document à la sélection lors des embauches.»

L’ancien évêque de Minya, désormais à la tête de 250 000 âmes exhorte toutefois avec vigueur : « Forts de notre foi en Jésus-Christ et sûrs de notre amour pour l’Egypte, nous ne quitterons pas notre terre ».

 

Sœur Raghida Al Khouri, religieuse (Syrie)

« Depuis cet été, la situation empire à un rythme vertigineux ». Quand sœur Raghida évoque son pays, la Syrie, les mots tombent comme un couperet : « Chrétiens et musulmans modérés se sentent anéantis. Ils sont raclés jusqu’aux os. »

Née à Damas dans une famille chrétienne, la religieuse de 53 ans, docteur en sciences de l’éducation, avait un avenir dans sa patrie. C’était avant la guerre. Cette femme trilingue occupait des postes d’enseignante ou de directrice d’établissement, comme à la tête de l’école du patriarcat gréco-catholique à Damas pendant quatre ans. En 2008, la communauté de Sœur Raghida – les Sœurs de la Charité de Besançon – décide de la muter dans le sud de la France comme responsable diocésaine à l’aumônerie de l’Enseignement Public. Sa maman et ses six frères et sœurs restent en Syrie. Même quand les conflits s’intensifient, ils ne peuvent fuir, faute de moyens. « Je retourne les voir dès que possible et, tous les jours, je les appelle. J’ai besoin de les savoir vivants. » Son dernier voyage au pays remonte à mai dernier. Elle raconte : « Il est impossible de dormir. On entend les avions, les rafales de mitraillettes, les blindés.»

Depuis, son cousin a été tué. Il avait 6 ans. Sœur Raghida est formelle : « Les chrétiens se sentent abandonnés. Comme il n’y a plus d’ambassades européennes à Damas, il faut aller au Liban pour avoir un visa. » Compter minimum 30 000 euros de garantie par personne. La vie est à ce prix. Un luxe que la plupart ne peuvent s’offrir.

 

Père Samer Nassif, prêtre maronite  (Liban)

Le Père Samer Nassif, prêtre catholique de rite maronite et d’origine libanaise, est né en 1967 à Deir-el-Kamar. Ce « village des Emirs du Liban », dans le Chouf, est un lieu de contact entre Chrétiens et Druzes.

De 1985 à 1991, il entre au Séminaire Patriarcal Maronite de Ghazir puis étudie à l’Université St Joseph, et obtient une maîtrise de Théologie en « Pédagogie de la Foi »  en 1999.

Ordonné prêtre en 1993, il exerce jusqu’en 1999 comme curé de paroisse dans le diocèse maronite de Saïda, et parallèlement assure une mission d’accueil à l’Archevêché maronite auprès des laïcs. En septembre 1999, il  est envoyé en France par son évêque. Il obtient un diplôme de « Bibliothécaire-Documentaliste», puis est le coordinateur de Mgr Saïd Elias Saïd à la paroisse Notre Dame du Liban à Paris. Après avoir été archiviste aux Orphelins-Apprentis d’Auteuil, il étudie à l’ISTR (Institut de Science et de Théologie des Religions) où il obtient une maîtrise de Théologie en « Dialogue interreligieux ». Son sujet : « La vocation théologique du Liban ». Depuis septembre 2009, il assure le vendredi un service pastoral (messe et obsèques) à la paroisse st Pierre de Chaillot, Paris 16ème.

Le Père Samer NASSIF est aussi prédicateur de l’AED depuis 2003. Il témoigne du Calvaire des Chrétiens Orientaux ainsi que de leur vitalité et leur espérance. Il nous informe surtout de la situation de l’Eglise du Liban, de ses nombreux témoins et martyrs.

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  • Veillée de prière pour les chrétiens persécutés
  • 2014-03-23T16:15:00+00:00
  • 2019-12-15T23:00:00+01:00
  • Pour la 6ème édition de "la Nuit des témoins" lancée par l'Aide à l'Église en détresse (AED), une veillée de prière aura lieu à la cathédrale Saint-André à Bordeaux, le mardi 25 mars 2014, à 20h. Le cardinal Jean-Pierre Ricard y sera aux côtés du Patriarche des catholiques coptes d'Egypte, Mgr Ibrahim Isaac Sidrak et des personnalités religieuses du Moyen-Orient.